Conclusion

Tout d’abord, les handicapés sensoriels et les handicapés moteurs n’auront pas la même facilité, si c’est possible, à concourir avec les valides. Certes, il est plus facile de remplacer une jambe qu’un œil mais l’absence de vision n’influe pas directement sur les performances physiques, tandis que l’ablation d’un ou plusieurs membres les modifie nécessairement. Au travers des deux exemples différents que nous avons développés, nous avons pu constater cette nuance. Les performances dépendent de l’environnement dans lequel le skieur est placé, les tracés sont différents pour Nicolas BEREJNY. En effet, si on le plaçait sur une piste du même niveau que les skieurs valides, le tracé serait trop difficile par rapport à ses capacités. Il ne pourrait pas skier. Il est impossible dans ce cas là de comparer et donc d’affirmer que les performances des handicapés sont identiques aux valides. Ici, elles seraient même inférieures. Si le handicap n’influe pas directement sur la performance sportive, alors le sportif peut être considéré comme les autres, son résultat pourra donc être identique voire meilleur que ses concurrents. Après, c’est un problème d’organisation qui peut empêcher une compétition commune ; les couloirs en athlétisme par exemple. Oscar Pistorius a, lui, crée, une vraie polémique. La grande question était de déterminer si, oui ou non, ses prothèses l’avantageaient. Certains disent que oui d’autres non. On peut donc considérer que ses prothèses lui apportent autant de points négatifs, que de positifs. Lors des Jeux Olympiques, il ne s’est pas qualifié pour faire la course avec les valides, mais les exploits sportifs qu’il a accompli sont dus à ses performances physiques et non à la technicité des prothèses. De plus, le fait qu’il n’ait pas réussi à faire les minima prouve que ses prothèses ne lui donnent pas un avantages par rapport aux valides. Il est donc probable, qu’il réalise des performances identiques aux valides. La seule limite par la suite, c’est qu’il faudrait poser des normes pour que les prothèses ne rendent pas le sportif plus performant qu’il ne devrait l’être. La science est un soutien mais ne doit pas devenir un avantage. Les sportifs invalides, étant des sportifs avant tout, peuvent réaliser les même performances que les valides voire meilleures dans certains cas. Mais au-delà de ces grandes différences, comme dans chaque sport, chaque corps a des caractéristiques qui peuvent l’avantager ou le désavantager .Tous les hommes sont différents en poids, en taille, en qualités physiques… les rendant plus sujet à pratiquer tel ou tel sport. Le handicap ne serait il pas à classer dans cette liste ? Nous faisons des catégories de poids en judo, par exemple pour garantir la sécurité des plus légers.  Les compétitions pour handicapés ne garantissent elles pas également leur sécurité ? Les faire concourir avec les valides pose des problèmes d’organisation et leurs temps chronométrés  sont en général moins bons que ceux des valides. Vaut il mieux créer une compétition unique où valides et invalides concourraient ensemble, même si les valides gagneraient ou bien séparer les deux et laisser la possibilité de gagner aux handicapés ? Les deux solutions sont envisageables, la première créant tout de même des problèmes d'organisations.

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