La plasticité cérébrale

 

 

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Un neurone

 

 

      Auparavant, on pensait qu’une fois que le cerveau était arrivé à maturité, aucune modification n’était possible. Mais, depuis une vingtaine d’années, des études ont montrés que le cerveau, peu importe son âge, possède une capacité à se transformer en fonction de l’environnement, par exemple lors de la perte de la vue. Il remodèle les connexions entre ses neurones de façon à aménager de meilleurs chemins pour faire circuler les informations importantes.

      Des scientifiques ont émis l’hypothèse qu’il existait 4 types de plasticité cérébrale, notamment un, qui serait un premier mécanisme d’adaptation après une lésion. Une région identique du cerveau, mais de l’autre hémisphère, remplirait alors une fonction primaire et une fonction secondaire. Harvey Levin, médecin, s’est intéressé au cas d’un adolescent souffrant de cécité, atteint d’une lésion pariétale droite très importante, survenue lorsqu’il était très jeune. Il a constaté que ce garçon peinait en calcul. Il a donc pensé que le lobe pariétal gauche aurait remplacé le droit en dépit de sa fonction primaire, le calcul, car il n’éprouvait pas de difficultés visio-spatiales. Ce phénomène est à la base d’une meilleure mémorisation et d’un meilleur apprentissage, mais il intervient aussi pour répondre à des agressions et compenser les effets de lésions cérébrales en aménageant de nouveaux réseaux. L’exemple ci-dessus, pourrait alors apporter la preuve que le cerveau est malléable et aurait la possibilité de compenser un sens déficient en utilisant une autre zone du cerveau souvent dans l’hémisphère opposé. Lorsqu’une personne perd la vue, son cerveau ne reçoit plus cette entrée sensorielle et peut « reconvertir » cette zone au profit d'autres. Mais ce n’est pas sur le plan sensoriel proprement dit que s’effectue cette modification. Une personne atteinte de cécité le compense en ayant une meilleure orientation, une meilleure attention et ses modes de traitements des données sont mieux perçus.

      Ainsi le cerveau du sportif aveugle s'est adapté en compensant ce manque. Cela rend la pratique des sports tout à fait possible. Voyons maintenant s'il peut en pratiquer certains avec les voyants.


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