Les causes et effets

La déficience visuelle est la conséquence d’une diminution de la possibilité de capter les ondes lumineuses de l’environnement. On trouve une diversité d'atteintes possibles en fonction des structures touchées. La personne peut être touchée au niveau de la vision centrale (milieu de la rétine). Elle aura une perte d’acuité visuelle qui rendra difficile, voire impossible, la capacité à lire et voir les objets précisément. Dans une autre mesure, la personne peut avoir une atteinte de la vision périphérique (parties latérales de la rétine). Elle connaîtra alors un rétrécissement de son champ visuel, qui rendra difficile ses déplacements et sa vision dans l’obscurité. Une autre atteinte peut être la vision floue d’objets se situant à partir d’une certaine distance, liée par exemple à une opacité du cristallin (cataracte) ou un défaut d’adaptation visuelle. Enfin la dernière atteinte a des origines cérébrales. Lorsqu'il y a défaillance au niveau de l’aire visuelle cérébrale, la personne, bien qu’elle puisse percevoir une image, ne la voit pas. Les origines de cette déficience peuvent être liées à la conséquence d’une maladie métabolique (cataracte pour le diabète), à la dégénérescence des organes de la vision, d’une malformation congénitale ou d’une maladie génétique.

 

Une personne peut perdre la vue soit à la naissance, soit suite à un accident ou à une maladie. À l’échelle mondiale, les principales causes de cécité sont, par ordre de fréquence, les suivantes:

  • la cataracte (opacité du cristallin empêchant le passage des rayons lumineux);

  • les défauts de réfraction non corrigés (myopie, hypermétropie ou astigmatisme);

  • le glaucome (ensemble de maladies provoquant des lésions du nerf optique);

  • la dégénérescence maculaire liée à l’âge (perte de la partie centrale du champ visuel).


Voici quelques exemples de visions altérées : 

La vision centrale ou en tunnel est due à une perte de vision périphérique majoritairement provoquée par un glaucome.

  

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La vision périphérique est cette fois une perte de la vision centrale principalement due à la DMLA qui touche plutôt les personnes âgées.

 

 

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La vision embrouillée est la conséquence des problèmes de la cataracte. Elle rend l’œil sensible à la lumière et aux éblouissements.

 

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Des études montrent que les femmes sont plus atteintes de cécité que les hommes, mais ce sont eux qui pratiquent le plus de disciplines sportives (16356 hommes pour 6887 femmes).

On distingue cinq catégories de déficiences visuelles :

  • Déficience moyenne

  • Déficience sévère

  • Déficience profonde

  • Déficience presque totale

  • Déficience totale

 

Les handicapés visuels dans le sport sont désignés par la lettre B (Blind) classés en 3 catégories distinctes, suivant l'acuité et le champ visuels:

  • B1 : pas de perception lumineuse ou perception minime, avec impossibilité de reconnaître la forme d'une main, quelle que soit la distance et dans toutes les directions ;

  • B2 :possibilité de reconnaître la forme d'une main, avec acuité visuelle de 2/60 et/ou champ visuel inférieur à 5 ;

  • B3 :acuité visuelle comprise entre 2/60 et 6/60 et/ou champ visuel de plus de 5°, mais de moins de 20°.



Les personnes ayant une acuité supérieure à 6/60 et/ou un champ visuel supérieur à 20° ne sont pas considérées comme handicapés visuels. Les athlètes sont classés sur la base du meilleur de l’œil c'est-à-dire que s’ils portent des lentilles de contact ou de corrections, ils doivent les porter lors des tests de classification. Ce sont les médecins ophtalmologistes spécialisés en basse vision qui les réalisent.

 

La cécité peut apparaître à différents moments de notre existence. Si l’on est aveugle dès la naissance, on est aveugle congénital et si l’on a eu une expérience visuelle pendant au moins les 3-4 premières années de sa vie, on est un aveugle tardif. Un aveugle congénital n’a aucune représentation visuelle mais il utilise le toucher (et l’audition) de manière intensive. Les aveugles tardifs bénéficient à la fois de représentations visuelles et de l’exercice du toucher. Ce sont ces deux facteurs qui marquent leurs différences: plus la personne est jeune, plus leurs effets sont marqués. Ces différences sont donc d’autant plus visibles chez le nourrisson.

Malgré tout, ces difficultés peuvent s’atténuer voire disparaître avec le temps.


La privation de la vue a plusieurs conséquences :

- elle diminue la perception de l’environnement;

- elle ralentit l’activité motrice car sans la vue, on perd notre principal système d’incitation, de guidage et de correction;

- elle conduit à l’usage intensif du toucher et de l’audition.

 

Lorsque la vue est déficiente, le cerveau peut se réorganiser pour compenser ce manque. C'est la plasticité cérébrale.

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