Nicolas BÉREJNY

 

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Nicolas Bérejny et Sophie Troc

 

Nicolas Bérejny est un sportif déficient visuel français de catégorie B2 de 42 ans. Il pratique le ski alpin en compétition depuis son accident de travail en 1999 pendant lequel il a subi une grave brûlure aux yeux. Sophie Troc, sa partenaire dans la vie comme sur la piste, l’accompagne dans toutes ses compétitions en tant que guide depuis 8 ans. Ils s’entrainent dans le club Handisport Soustons Tarnos (40).

Depuis 2006, ils enchainent les victoires :

  • En 2006 les Jeux Paralympiques : 1er en Slalom et Géant – 3ème en Descente

  • En 2009 la Coupe du Monde : en Descente – 3ème en Super G et au Général Championnats du Monde : 1er en Géant

  • En 2010 la Coupe d’Europe : 4ème en Super Combiné et en Super G, 6ème en Géant les Jeux Paralympiques: 1er au Super G


Sophie descend la piste en premier. Grâce à un système d’émetteurs récepteurs intégrés à chaque casque, elle guide Nicolas au son de sa voix. A cause de son handicap, il ne voit que les portes 3-4 mètres avant de les passer. Il est nécessaire qu’il y ait une grande cohésion et de la confiance entre le skieur et sa guide. Lors des Jeux paralympiques de Vancouver, l'État Français leur a versé à chacun 50 000 euros pour leur médaille d’or, le guide étant autant considéré que le skieur (un sportif valide est autant récompensé).

  Lors de cette dernière compétition, les 2 sportifs ont mis 1 min 21 sec 5 pour gagner leur médaille d'or, alors que le champion olympique valide Aksel Lund Svindal a fait, lui, un temps de 1 min 30 sec 34. Cependant, même si Nicolas a fait un meilleur temps, le tracé de la piste n’est pas le même. Les courbes sont moins importantes que pour une descente olympique classique. Faire concourir les sportifs valides et invalides sur une même compétition est toujours possible mais les temps seraient vraiment différents. Si on adapte la piste pour Nicolas par exemple, pour Aksel se sera beaucoup plus facile et les temps seraient très hétérogènes ; de même si l'on adapte la piste au valide.



Dans la compétition, le fait d’être atteint d’un handicap sensoriel est moins problématique que d'être atteint d'un handicap moteur, car le corps de l’athlète n’est pas vraiment touché. Le handicap n’influe pas sur la performance sportive en elle même. Le problème vient plutôt de l’aide extérieure, si cela l’avantage ou non comme pour le cyclisme. Dans les sports où les sens sont plus utiles, comme le judo, le sportif est désavantagé par rapport à un valide, ce dernier pouvant réagir plus vite aux attaques. En athlétisme, le guide n’influe pas directement sur la course de l’athlète et il ne modifie pas sa performance. Se posent ensuite des problèmes de logistique et de sécurité : l’athlète handicapé ne doit pas gêner les autres concurrents ni être un danger pour eux. Il est toujours possible de faire concourir valide et invalide, mais ce sera certainement toujours le sportif valide qui l’emportera. 

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